Colombie : Une guerre après la guerre

En Colombie c’est…

 
260 000 morts et 45 000 disparus, ainsi que 6,9 millions de déplacés internes. Voici le bilan de plus de 50 ans de guerre en Colombie. Malheureusement les populations en particuliers rurales et indigènes n’ont pas fini de souffrir d’un nouveau conflit qui prend place …
La Colombie se trouve dans la partie nord-ouest de l’Amérique du sud et compte près de 49 millions d’habitants avec une superficie faisant deux fois celle de la France. Son territoire est recouvert aux deux-tiers par des forêts dont l’Amazonie. Son patrimoine culturel est très varié dû aux amérindiens autochtones, à la colonisation, à la déportation des populations africaines comme esclaves puis à l’immigration du 20ème siècle venue d’Europe et du Moyen-Orient.
En Colombie on trouve plus de 80 langues parlées mais les indigènes ne représentent plus que 3,4% de la population.
Les causes du plus long conflit armé du continent est dû en partie aux tensions entre les partis politiques. Ces dernières ont fréquemment dégénéré en violence, et plus particulièrement à partir de 1948 avec le début d’une guerre civile appelée « La Violencia » qui durera jusqu’en 1957 et qui donnera naissance en 1960 aux conflits armés entre l’Armée nationale colombienne, les insurgés de gauche (les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie dit (FARC) et l’Armée de Libération Nationale dit ELN) et les paramilitaires.

Au fil des années, la violence est devenue chose commune au sein des populations colombiennes. Les déplacements massifs de populations ont créé des bidonvilles où la pauvreté a entrainé de la prostitution même infantile, du trafic de drogue ainsi que des meurtres commis par des tueurs à gage mineurs. C’est le quotidien de centaines de milliers de colombiens et aujourd’hui encore 4,9 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire et 7 millions d’individus demeurent en exil en raison de cette violence. La Colombie est en outre, après l’Afghanistan, le pays le plus miné au monde, avec quelque 11 500 victimes de mines anti personnelles, dont plus de 2 000 morts.
On pourrait donc se réjouir de ce qu’en Novembre 2016, les insurgés de gauche ont signé un accord de paix avec le gouvernement. Ces groupes ont ainsi rendu leurs armes et quitté les zones rurales qu’ils occupaient et contrôlaient. Mais la construction de la paix en Colombie s’annonce longue et difficile, avec la présence de groupes paramilitaires d’extrême droite qui menacent les civils.
Ces bandes armées et très organisées cherchent entre autres à contrôler les zones qu’ont quitté les FARC et continuent de semer la terreur principalement dans le nord-ouest du pays. Avec, comme par le passé, l’accord tacite de certaines entreprises minières et agro-industrielles installées sur les terres abandonnées ou spoliées. Pétrole, charbon, or, argent, émeraudes, cuivre, le sous-sol colombien renferme d’immenses ressources naturelles, et leur exploitation vient gonfler chaque fois davantage la capacité productive du pays. À l’heure d’aujourd’hui, le pétrole représente 55 % des exportations et contribue à hauteur de 5,5 % du PIB, et l’extraction minière à 2 %. Et ce n’est qu’un début. En effet, avec la paix et la stratégie économique offensive promue, ce sont plus de 80 % des municipalités ayant le plus souffert du conflit qui sont désormais sous concession, avec des titres miniers couvrant parfois jusqu’à 40 % de leur territoire.
On comprend donc qu’autant que ces groupes armés, l’Etat veut récupérer ces terres dont les sols regorgent de richesses. Mais qui sont les premières victimes de ce nouveau conflit ? Les populations rurales et indigènes que l’on exploite ou qu’on chasse pour l’utilisation de leurs terres. On remarque d’ailleurs que depuis la signature de l’accord de paix, la déforestation en Amazonie a fait un bond de 44% par rapport à 2015.

 

La Colombie compte 102 ethnies indigènes, dont 32 menacées de disparition car comptant moins de 200 personnes, et 34 autres communautés sont menacées d’extermination par la violence du conflit dans leurs territoires, selon la Cour Constitutionnelle.

L’état de protection des enfants autochtones vivant en Colombie est particulièrement grave. Ainsi, un rapporteur spécial des Nations Unies a qualifié la situation des droits fondamentaux de ces peuples de « grave, critique et profondément préoccupante. » Chaque année, des dizaines d’enfants et de femmes enceintes autochtones (notamment du peuple Awàs) ont été cruellement assassinés par les forces armées. D’autre part, une étude révèle que 70% des enfants indigènes colombiens souffrent de dénutrition chronique.

 

 

Que fait le Pain Quotidien en Colombie ?

 
Au sein du Pain Quotidien, nous contribuons, par le parrainage projet, à l’éducation des enfants de peuples indigènes qui ont été délogés de leur habitation (la communauté Embera de Bogotà).
En effet, au mois de Mars 2018, nous avons mis en place l’ouverture de classe de remise à niveau principalement afin de leurs appendre l’Espagnol (qui est la langue nationale en Colombie), afin de pouvoir aider ces adultes à la réinsertion sociale et donner aux enfants l’accès à l’apprentissage éducatif en vue d’un futur métier.

Le Pain Quotidien en Colombie…

 

Quelques Sources…

 

Reporterre.net

Mashable.france24.com

Amnesty.ch

Actionscontrelafaim.org

Les-etats-d-anne.over-blog.com

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